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Historique

CARISM
Historique
Le Carism est l’héritier d’une longue tradition de recherche qui date de la création avant la Deuxième Guerre mondiale de l’Institut de Science de la Presse de l’Université de Paris, premier organisme français de recherche dans ce domaine.

Le Carism est l’équipe d’accueil des chercheurs et des chercheuses en sciences de l’information et de la communication de l’Université Paris 2 Panthéon-Assas. Cette équipe, antérieurement intégrée à l’Institut français de presse, est devenue un laboratoire doté d’une entité propre en 2005, sous l’impulsion de Josiane Jouët, alors directrice de l’IFP. A partir de 2010, la recherche est dotée d’une direction dissociée de celle de l’IFP.

Le Carism est l’héritier d’une longue tradition de recherche qui date de la création avant la Deuxième Guerre mondiale de l’Institut de Science de la Presse de l’Université de Paris, premier organisme français de recherche dans ce domaine. Le Carism descend en effet de cet organisme créé en 1937 au sein de l’Université de Paris par un juriste russe Boris Mirkine-Guetzévitch, doyen de la Faculté de droit et des sciences politiques de l'École libre des hautes études de New York, co-directeur de la section de droit public de l’Institut de droit comparé de l’université de Paris. Après la guerre, l’Institut est réactivé sous le nom de Centre d'Études Scientifiques de la Presse (CESP) à la Fondation nationale des sciences politiques, par Fernand Terrou, juriste de formation, universitaire et haut fonctionnaire auprès du ministère de l’information, bientôt créateur du Service juridique et technique de l’information (SJTI - l’administration en charge de la régulation et du contrôle des médias auprès du gouvernement). Il accentue la vocation du centre comme lieu de réflexion pour les professionnels avec la participation de Jacques Kayser, homme politique, écrivain, spécialiste de l’analyse des journaux et du traitement journalistique, du juriste Lucien Solal, du journaliste Stephen Valot (qui fut secrétaire général de la Fédération internationale des journalistes et du Syndicat national des journalistes).

Le CESP, qui a pris en 1951 le nom d’Institut français de presse (IFP), devient un lieu de formation et, dès 1965, il délivre des doctorats consacrés à ses thématiques. En 1969, le Centre est rattaché à son université actuelle, Paris II, Panthéon-Assas. En 2005, les activités de recherches de l’IFP sont regroupées et donnent naissance au Carism. Le Carism est désormais rattaché à l’école doctorale Egic (économie, gestion, information et communication. ED455), dirigé par Frédéric Lambert.

Dès ses premiers pas, l’organisme de recherche affirme plusieurs convictions qui ne se démentiront pas jusqu’à aujourd’hui : la presse et plus tard les médias nécessitent des recherches spécifiques ; ces travaux doivent être pluridisciplinaires ; les recherches doivent s’ouvrir à l’international.

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  • Une recherche spécifique sur les médias est nécessaire : dès janvier 1938 Boris Mirkine-Guetzévitch, en avertissement de la première publication du CESP affirmait la création d’une « nouvelle discipline », la science de la presse, qui ne pouvait être réduite aux autres approches existantes : « La somme des efforts apportés par les différents spécialistes à l'étude d'un fait social complexe représente autre chose que le simple total des matières connues et des procédés appliqués. La science de la presse n'est pas seulement le droit + la géographie + l'histoire + l'économie. La somme des méthodes crée une méthode nouvelle. » Une revue est créée en 1938 pour rendre compte de ces travaux : Les Cahiers de la presse, à laquelle succédera Études de Presse . La Revue Européenne des Médias dirigée par Francis Balle, directeur de l’IFP pendant plus de dix ans en prendra la suite.

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  • Les recherches sur les médias exigent une approche pluridisciplinaire. Le centre donne lieu très tôt à des publications pluridisciplinaires de référence dans le domaine de l’information et des médias. La revue trimestrielle Études de Presse diffusée en France et à l’étranger qui comprend une partie doctrinale et une partie documentaire témoigne des premières spécialités choisies par l’Institut : le droit et l’histoire des médias. On retrouve cette pluridisciplinarité dans la diversité des recherches du centre (qui relèvent du droit, de l’économie, de l’histoire, des sciences politiques, de la sémiologie et de la sociologie), tout comme dans le premier manuel de référence de la discipline rédigé par Francis Balle, Médias et Sociétés (1ère édition en 1973 sous le titre Institutions et publics des moyens d’information), aujourd’hui à sa dix-huitième édition.
  • Dès son origine, le Centre affirmait l’importance de l’approche internationale des phénomènes à analyser : Boris Mirkine, toujours dans le même article de 1938, affirmait : « Dans nos investigations et recherches nous devons tenir compte du nombre des pays qui ont nationalisé ou « étatisé » la presse, et où, sous les régimes totalitaires, le journal n'est qu'un service public des informations officielles. Fernand Terrou participe à la fondation de l’IAMCR ou AIERI – association internationale des études et recherches sur l’information, la société savante internationale de recherche sur les médias, qu’il préside de 1957 à 1959. En 2007, le Carism et l’IFP ont organisé, au siège de l’Unesco, le cinquantième anniversaire de l’AIERI qui a rassemblé près d’un millier de chercheurs et chercheuses du monde entier. Aujourd’hui, le Carism a développé, avec l’IFP, des accords d’échange avec plusieurs dizaines d’universités dans de nombreux pays ; il reçoit chaque année plusieurs collègues étrangers et accueille des doctorants et doctorantes du monde entier.

Ont successivement dirigé l'activité recherche : Francis Balle, Pierre Albert, Rémy Rieffel, Nadine Toussaint-Desmoulins, Josiane Jouët, Frédéric Lambert, Rémy Rieffel, Cécile Méadel.